Le serveur qu'on emporte en install party¶
Quinze ordinateurs qui s'installent le même matin, c'est quinze fois les mêmes cinq cents mégaoctets tirés par la ligne de la salle — quand il y en a une. Alpinux apporte donc sa propre machine, alpicache, qui partage l'accès à Internet, sert un réseau local aux postes en cours d'installation, et garde en cache les paquets déjà téléchargés.
Pour qui est cette page
Pour les bénévoles qui installent, et pour qui prépare la salle. La configuration
complète de la machine — interfaces, services, dépannage détaillé — vit dans son
propre dépôt, alpinux.alpicache, et non ici.
Le réseau de la salle¶
La machine tient les deux bouts : d'un côté elle demande un accès à la salle, de l'autre elle distribue un réseau en 10.0.0.x aux postes branchés sur le switch. Les rôles ne sont pas figés à l'avance : elle désigne comme sortie la première prise où on lui répond, et sert le réseau local sur l'autre.
Les postes se branchent sur le switch, jamais sur la box
Un poste branché directement sur la box de la salle reçoit une adresse de la salle : il ne voit plus le cache, ne trouve plus les scripts, et fait tomber les compteurs à zéro. C'est l'erreur la plus fréquente, et elle ne se voit pas tout de suite.
Ce que la machine offre, une fois branchée¶
| Adresse | À quoi ça sert |
|---|---|
| http://alpicache.lan/ | La page de santé : réseau, disques, machines servies, cache |
http://apt-proxy:3142 |
Le cache de paquets, à déclarer comme mandataire |
http://10.0.0.1/ |
Les scripts d'Alpinux, servis sur place — dont verif-disque.sh et install.sh |
La page de santé se rafraîchit seule ; c'est le tableau de bord de la journée. Quatre cartes à surveiller :
| Carte | Ce qu'on veut y voir |
|---|---|
| Réseau | une sortie et un réseau local nommés, « Internet joignable » |
| Disques | le disque du cache présent, avec de la place |
| Machines servies | le nombre grandit à mesure que les postes arrivent |
| Cache de paquets | « Économisé » qui monte au fil de la matinée |
« Machines servies » qui reste à zéro alors que des postes sont branchés, c'est le signe que le réseau local ne distribue pas d'adresses : prévenez la personne qui tient la machine plutôt que de chercher sur le poste du participant.
Faire passer une installation par le cache¶
C'est là que tout se joue, et le geste n'est pas le même selon le système.
Debian¶
L'installateur demande un mandataire à l'écran « Configurer le miroir de l'archive Debian ». Saisissez-y :
C'est le seul moment où on peut le faire, et c'est celui qui compte : toute l'installation passe alors par le cache.
Linux Mint et Ubuntu¶
Leur installateur ne demande pas de mandataire : l'installation elle-même sortira sur Internet. Le gain arrive juste après — sur les mises à jour et les logiciels ajoutés, c'est-à-dire sur l'essentiel du volume.
Une fois la machine redémarrée sur son nouveau système :
Ce paquet cherche un cache sur le réseau local et s'en sert quand il en trouve un — sans rien à configurer, et sans gêner la machine une fois rentrée chez son propriétaire.
Le script de post-installation le fait déjà
Le script d'Alpinux
installe auto-apt-proxy parmi ses réglages : si vous le lancez, c'est fait.
Ce qui coince, et la parade¶
La salle n'a pas de réseau. Un téléphone Android en partage de connexion USB fait l'affaire : branché sur la machine, il devient la sortie. Prévoyez le câble.
Le disque du cache n'est pas vu. Il doit être branché avant d'allumer la machine. Après coup, le cache démarre sans rien dire et ne garde rien — la carte Disques de la page de santé le montre tout de suite.
Un poste n'obtient pas d'adresse. Vérifiez d'abord le câble et le switch, puis la
carte Machines servies. Une adresse en 169.254.x.x signifie que le poste n'a reçu
aucune réponse : il s'en est inventé une.
apt renvoie des « 503 Connection closed » en série. Le cache accepte la requête mais
ne sait pas où aller la chercher — c'est arrivé le 24/09/2026, et une installation Mint
s'y est arrêtée. Le piège est qu'interroger le cache directement répond parfaitement :
les deux chemins ne suivent pas la même route à l'intérieur du serveur. Ne cherchez donc
pas sur la machine du participant : prévenez la personne qui tient le serveur.
Pour préparer une install party¶
La veille, la machine s'allume chez quelqu'un, sur une ligne rapide, et l'on garnit le cache avec ce qu'on va installer — si la version de Mint a changé depuis la dernière sortie, autant la tirer maintenant.
Le cache ne sert que ce qu'il connaît
Le pré-chargement vise des versions nommées, et une version absente de la liste ne profite à personne. Le 24/09/2026, la première Mint 22.3 de la soirée a tiré 1,3 Go d'Internet pour 82 Mo servis par le cache : le pré-chargeur couvrait encore les versions précédentes.
Avant chaque sortie, vérifiez donc que la liste des versions pré-chargées correspond à celle que vous allez réellement installer. C'est par le nom de code que le pré-chargement les désigne, et un décalage d'un cran suffit à garnir le cache de la mauvaise version :
| Version | Nom de code |
|---|---|
| Mint 22 | wilma |
| Mint 22.1 | xia |
| Mint 22.2 | zara |
| Mint 22.3 | zena |
Pour mémoire, la série précédente : vanessa (21), vera (21.1), victoria (21.2),
virginia (21.3).
Sur place, l'ordre de branchement n'est pas une superstition : le disque externe d'abord, puis le câble Internet seul, puis la machine, et seulement ensuite le switch et les postes. Brancher la sortie seule d'abord, c'est ôter à la machine toute occasion de se tromper de rôle.
La procédure complète — ce qu'on emporte, les vérifications, le dépannage, la fiche à
cocher pour chaque participant et l'affiche à scotcher près du switch — est dans le dépôt
alpinux.alpicache. Demandez-la à un membre du bureau avant une sortie.
Voir aussi¶
- Install Party — les dates, et comment y participer
- Installer Linux Mint depuis Windows — le guide suivi sur place
- Préparation d'un serveur Debian 13 — pour la machine, la base système est la même